Homme d’action, explorateur infatigable, Louis Jolliet est né à Québec (ou dans les environs) et baptisé dans l’église de l’Immaculée Conception de Québec le 21 septembre 1645. Ses parents, Jean Jolliet, charron travaillant pour la Compagnie des Cent-Associés (Compagnie de la Nouvelle-France), et Marie d’Abancourt (originaire du département de l’Aisne), l’inscrivent lorsqu’il a dix ans au collège des Jésuites.
Tout d’abord tourné vers une vie religieuse, Louis Jolliet décide en 1667 de changer d’orientation et se lance à la découverte de la Nouvelle-France et de son commerce des fourrures. Mais il veut connaître la France et embarque sur le Saint-Sébastien, une frégate de La Royale. Pendant un an, il étudie l’hydrographie et les cartes des explorateurs espagnols.
A son retour, il s’établit sur les rives du Saint-Laurent comme traitant de peaux et fourrures et sa réputation de trappeur et de canoteur grandit rapidement.
Renommé pour sa connaissance du pays et des langues indiennes, c’est lui qui reçoit, en 1672, du Gouverneur de Nouvelle-France, M. de Frontenac, et de l’Intendant, M. Talon, l’ordre d’élargir le territoire français en Amérique et d’explorer le cours du Mississippi. La « Grande Rivière » des Indiens traverse-t-elle le continent d’Est en Ouest ? Permet-elle d’atteindre l’Océan Pacifique ? Conduit-elle vers les richesses de l’Asie… ?